Ce que je ne savais pas sur le cyclotourisme

Voila des choses que je me suis rendu compte qu’une fois sur la route.

  • Ne pas surestimer la distance qu’on peut faire lors d’une journée, et sous-estimer la fatigue et les douleurs qui peuvent s’accumuler au fil des jours. Je pensais au départ que si je pouvais faire sans problème 100km un jour de week-end, je pourrais faire une distance un peu plus courte (ex: 75km) chaque jour de mon trajet. Sauf que pendant un voyage:
    • On n’est plus aussi frais par la suite qu’au premier jour.
    • On peut avoir le vent de face toute la journée, voire pendant plusieurs jours, et ce n’est plus du tout le même effort.
    • On peut se tromper de route ou vouloir faire un détour.
    • Ou partir plus tard. On prendre le temps de visiter des lieus touristiques, se baigner, ou juste s’arrêter admirer le paysage.
    • Quand je suis le nez dans le guidon, je n’arrive pas à apprécier le paysage. À 15-20 km/h, j’ai l’impression d’en profiter.
    • On est plus chargé que lors d’une sortie à la journée, donc plus lourd, et moins aérodynamique. Je me contente de 2 sacoches arrières Ortlieb Backroller Classic bien solides et étanches (je recommande!), mais certains ont aussi des sacoches avant, une tente sur le porte-bagage et/ou une remorque.
    • Les pépins physiques sont plus embêtants quand les jours d’efforts s’enchaînent. Lorsque j’atteins ma limite physique, je commence à avoir mal au genou, et enchaîner les jours avec cette douleur n’est pas agréable.
  • Prendre en compte l’état de la piste cyclable. Sur les itinéraires des Eurovelo 1 (et sa partie Vélodyssée le long de la côte Atlantique), et Eurovelo 6 (Loire et Danube), de nombreuses portions sont des chemins de terre et de gravillons. Certains courts passages sont fait de pavés. Avec des roues de VTC aux pneus quasi-lisses (ce qui est mon cas, j’ai utilisé mon vélo du quotidien), c’est peu agréable. Cela doit être l’enfer avec un vélo de route. On ne roule pas à 30km/h sur ces portions.
  • Être bien étanche, c’est indispensable. Rouler sous la pluie pendant des heures c’est possible si on a des sacoches étanches. Marques couramment recommandées: Ortlieb et Vaude. C’est plus cher, mais c’est solide et c’est fabriqué en Allemagne (pas par de pauvres exploités en Asie du Sud-Est). Les Backroller Classic ont un système où la fermeture s’enroule pour être bien étanche, comme avec des sacs de sports nautiques (maintes fois on m’a demandé si je faisais de la plongée, du bateau ou du kayak 😀). Avec en plus une veste à capuche et un pantalon de pluie couvrant les chaussures, on reste au sec, c’est magique.
  • Avoir un garde-boue. Je n’en ai pas (en fait j’ai un pauvre modèle Décathlon simple qui ne tient pas bien donc que je n’ai pas emporté). Je pensais en bricoler un sur mon porte-bagage avec un sac poubelle et de l’adhésif, mais je n’ai pas anticipé la pluie ce jour-là. Au final, le vélo était bien crade.
  • Avoir les outils nécessaires pour les différents déboires. Si vous avez un problème technique et que vous êtes loin de tout magasin de vélo, ça risque d’être très embêtant pour votre périple. J’avais limité mon matériel à un multi-tool, une pompe, 2 chambres à air, un pneu, des démontes-pneus, des ciseaux, des câbles de freins et de vitesses et de l’adhésif. Cela m’a suffit, mais il me faudrait aussi de quoi réparer la chaîne. J’ai croisé un cycliste local qui avait endommagé sa chaîne, et si j’ai un dérive-chaîne dans mon multi-tool, je n’avais pas de maillons de rechange. Heureusement un autre voyageur en avait.
    Pour la prochaine fois, je pense avant de partir m’entraîner à démonter ou réparer les différentes parties qui peuvent poser problème (ex: changer le câble de frein).
  • Il n’y a pas de consignes à bagages dans certains lieux touristiques (ex: la dune du Pilat). J’ai vu plusieurs fois que certains laissent leurs sacoches sur le vélo, moi je ne suis pas rassuré.

En tous cas, mes deux voyages le long de la côte Atlantique et le long de la Loire ont été de bonnes expériences (et en plus c’est écolo). Je recommande.

Conseil selle pour cyclotourisme: SMP TRK Medium (non-gel)

Pour un voyage à vélo, les selles en cuir, notamment la Brooks B17, sont plébiscitées. Je n’en ai pas acheté une parce que je ne voyage pas souvent, elles sont plus cher (au moins 100€) et les selles en cuir craignent la pluie (il faut les protéger avec un couvre-selle). Je me suis tourné vers une SMP TRK Medium (version sans gel) qui est également populaire et que je recommande, plutôt qu’une selle avec gel.

Ma selle de remplacement de mon VTC, une Giant Contact Confort+ avait subi des petites coupures qui commençaient s’agrandir et laisser sortir le gel. Comme elle avait tendance à me donner des sensations de brûlures lors de ballades ou lors d’un voyage cyclotouristique le long de la Vélodyssée, j’ai songé à la remplacer.

Dans les forums, les selles en cuir sont très souvent citées par les voyageurs. En synthétique, c’est la SMP TRK Medium que j’ai vu plusieurs fois (attention, il y a une version gel). Contre-intuitivement, les selles avec gel sont déconseillées dans les forums de voyageurs, ce qui peut expliquer mon inconfort pendant des journées de pédalage avec la selle gel Giant. Certains leur reprochent à leur forme de finir par s’affaisser.

Lors de mon dernier voyage (15 jours avec 50km par jour), la SMP TRK a été satisfaisante. J’ai par contre eu quelques petites irritations/lésions qui ont provoqué des sortes de petites boules, qui ont disparues après le voyage. Un peu inquiétant mais pas vraiment douloureux. Cela est peut-être plus dû soit au réglage de ma selle (avant-arrière) ou bien aux types de vêtements que je portais (pas de cuissard mais un short de jogging et des boxers et slips classiques).

En fait, maintenant je ne vois pas l’intérêt d’une selle gel: au quotidien les vertus de tel ou tel type de selle seront limitées vu la brièveté du trajet, et pour les voyages le gel n’est pas recommandé.

Nexity, un syndic qui ne respecte pas le RGPD

Ma copropriété avait quitté le syndic Nexity étant donné que nous n’étions plus du tout satisfaits de leurs services. Mais cette société m’envoie des pubs pour leurs activités de ventes immobilières, et malgré mes demandes multiples que je sois supprimé de leurs fichiers (sauf motifs légitimes pour les données de mon ancien contrat de syndic) en vertu du Règlement général sur la protection des données et une plainte (jugée recevable) auprès de la CNIL je reçois encore des pubs. Et aucune réponse de la part de Nexity.

Nexity, une société que je conseille d’éviter.

Écouteurs à conduction osseuse Shokz OpenRun: mon avis

Pour:

  • Ils tiennent bien en place.
  • On reste plus conscient de son environnement quand on court.
  • L’autonomie est bonne (pour le moment, mon téléphone a péché avant les écouteurs).
  • Légers.

Contre:

  • La qualité sonore n’est vraiment pas terrible, mes écouteurs de base de téléphone Samsung donnent une meilleur impression.
  • Comme tous autres écouteurs, ils sont interdits à vélo ou au volant (en France) sous peine de verbalisation.
  • Comme les oreilles ne sont pas bouchées (c’est le but), ce n’est pas isolant, les sons extérieurs (ex: la foule et les trains à quai dans une gare) masquent rapidement le son.
  • Avec l’arceau tour-de-cou, impossible de l’utiliser couché.
  • Le qualité du son du micro est vraiment médiocre (j’ai abandonné de faire des réunions téléphoniques avec).
  • Quand la batterie déclinera (je parie sur 4 ans max), les écouteurs ne seront plus qu’un déchet électronique.
  • Rapport qualité-prix assez faible, donc.
  • Fabriqué en Chine (régime autoritaire) par une société chinoise

Rasoir Panasonic ER-GD60: batterie non-remplaçable (officiellement)

Il y a 4 ans j’ai acheté un rasoir électrique (sans fil) Panasonic ER-GD60. Si je l’apprécie bien son ergonomie en rasoir « coupe-choux », je viens de m’apercevoir que la batterie dure maintenant peu de temps, mais également qu’officiellement celle-ci ne peut être remplacée. Et donc que:

  • soit je vais à terme devoir m’en servir en mode filaire.
  • soit le remplacer, le transformant en déchet électrique et électronique.
  • soit acheter une batterie sur Aliexpress (non-merci!) ou bien pour 20€ sur le site obscur d’un petit réparateur (disponibilité et délai de livraison non-précisés; et qui sait si il n’achète pas sur Aliexpress).

Ce que je retiens: si je change de rasoir un jour, je m’assurerai quelles sont les modalités de changement de batterie.

Le naufrage SNCF Connect

Mais comment ont-ils pu se rater sur tellement de chose avec leur nouvelle application Android? Mauvaise planification du projet ou mauvaises priorités?

  • J’ai désactiver toutes les notifications, mais je reçois toujours celles qui m’intéressent le moins: les messages promotionnels.
  • Non je ne veux pas prendre une assurance pour mon TER. Ni d’une réservation d’hôtel. Ni d’une location de voiture.
  • Sur mon téléphone de 5.2 pouces, les résultats de recherches ne peuvent afficher que 2 trajets, ou un seul en cas d’information additionnelle (retard, travaux…).
  • Aux portiques de ma gare, il me faut environ 5 essais pour que le code barre affiché sur l’écran passe. Avec l’application précédente, cela marchait toujours du premier coup. Maintenant j’arrive un peu plus en avance (alors qu’un des attraits du train était de pouvoir arriver juste avant le train).
  • (corrigé) Au début, il était impossible de passer le tutoriel si on utilisait personalDNSfilter, un bloqueur de pub filtrant des noms de domaine.
  • (corrigé) L’affichage était très peu lisible, mais on peut maintenant choisir un thème clair.

Si son utilisation ne renflouait pas un peu la SNCF, j’utiliserais Thetrainline.

Heure de PC incorrecte => connections https cassée

Sur un vieux PC (Ubuntu 20.04), je n’arrivais pas à installer des programmes avec apt-get, et en fait à me connecter à divers sites web https. Comme Firefox m’indiquait que les certificats n’étaient pas valides, et qu’ils ne l’étaient qu’à partir de 2021, j’ai d’abord pensé que mes autorités de certifications locales étaient obsolètes et donc que les certificats de sites web avaient basculés sur des autorités de certifications que mon ordi ne reconnaissaient pas (encore). Et je n’arrivais pas à faire les mises-à-jour Ubuntu pour cette même raison.

En fait, à un moment donné un programme m’a affiché que mon horloge était dans les choux. Comme elle était positionnée avant décembre 2021 (date de début de validité de l’autorité Digicert par ex.), c’était la cause de l’échec. Firefox et curl pensant que les certificats des sites deviendraient valides dans le future.

Un réglage de l’heure a résolu le problème.

Quel avenir pour La Nef sans agrément de l’ACPR

En 2020, le Crédit Coopératif cessait sa collaboration avec la Nef: le premier avait proposé pour l’assemblée générale un projet divergeant (qui revenait à un contrôle je crois) à celui des dirigeants de la Nef car il jugeait que la stratégie actuelle mettait la Nef en danger. Actuellement, la Nef est encore adossée au Crédit coopératif ce qui lui permet de profiter de l’agrément de ce dernier auprès de l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution de la Banque de France). N’ayant pas trouvé d’autre partenaire auquel s’adosser, la Nef est donc dans l’obligation de demander un agrément auprès de l’ACPR.

Que se passera-t-il si elle ne l’obtient pas? Lors de la dernière AG, la direction actuelle n’osait envisager cette éventualité. Une cessation d’activité? Un départ vers un autre pays comme la Belgique, ce qu’envisage Bernard Horenbeek (président du directoire)? Une absorption ou un adossement/contrôle forcé? Espérons que la seule banque éthique et transparente française puisse continuer son activité et son développement.

Deux histoires de corruption

Troubles au club de tennis

Il y a une dizaine d’année, j’étais membre d’un club de tennis et un épisode m’a donné un exemple concret de gestion trouble, que j’imagine typique du Sud-Est.

La direction du club (une association loi 1901) avait un contentieux avec le prof principal du club (qui gérait les différents cours, les autres profs étant ses subalternes). L’affaire avait été portée au tribunal (de nombreux joueurs étaient venus pour le soutenir). Les casiers des professeurs ont été vidés par un huissier.

Une plainte avait été portée par le prof pour séquestration contre la personne chargée de l’accueil, cette personne ayant enfermé sur les courts professeurs et enfants pendant quelques minutes.

Plus tard, cette même personne avait coupé les éclairages, empêchant les adhérents de jouer en soirée.

La direction du club organisera ensuite une réunion d’information.

  • Elle se fait en la présence d’un huissier (au frais du club, donc des adhérents). Justification: un ancien membre du club les aurait menacés par le passé, et donc l’huissier notera toutes les prises de paroles.
  • Un des dirigeants clame la paternité de la coupure de l’éclairage, arguant que le prof profiterait gratuitement de l’éclairage (bien plus puissant et coûteux qu’un éclairage d’intérieur il faut le dire). Hem hem.
  • Interrogé sur les assemblées générales du club (dont les dirigeants sont sensés être composés de membres fondateurs présents à vie et d’autres membres élus), le dirigeant indique avoir fait paraître une notice d’information dans un journal local (dont il tait le nom, alors qu’il y a un seul gros journal local). Étant adhérent depuis des années, je n’ai jamais vu d’affichage à ce sujet dans le club, et personne n’a entendu parlé de comptes rendus. Je suppose que la gestion du club s’est toujours faite entre les « membres fondateurs » et le chef des profs.
  • D’ailleurs, le président d’honneur (inactif) était un ancien grand ponte politique. Et les membres fondateurs comptent deux de ses enfants.

Quelques semaines plus tard, le club sera fermé soit disant par manque de personnel (l’employé mentionné ci-dessus étant en fait fonctionnaire municipal détaché au club, sûrement rapatrié au sein de la municipalité). On se retrouve tous sans club jusqu’à ce que les dirigeants ou la justice le décident.

Il se disait (sans possibilité de le vérifier) qu’un des dirigeants (enfant du grand ponte) était également fonctionnaire municipal de haut grade et grassement payé par le club (de manière disproportionnée aux moyens du club), et dont la présence était réputée très faible par les adhérents. Cela sentait l’emploi fictif.

J’avais écrit à la mairie (qui possède les terrains et déléguait donc deux fonctionnaires) qui avait botté en touche.

Plus tard, le club a ré-ouvert, un administrateur judiciaire a été désigné par la justice et une nouvelle équipe dirigeante a été nommée (seule liste candidate) comprenant le chef des profs (miam le conflit d’intérêt), son frère (népotisme) et un des enfants du grand ponte.

L’administrateur judiciaire nous avait conté des détails croustillants:

  • Il s’était rendu à la banque où se trouvaient les comptes du club (pas une banque habituelle du grand public), et celle-ci avait refusé de les lui transmettre, alors qu’il en a l’autorité donnée par la Justice. Des choses à cacher?
  • La buvette (et peut-être le resto) du club était déficitaire. Le genre d’affaire qui ne peut QUE faire des profits: on achète des boissons non périssables et des balles chez des grossistes et on les revend avec une marge, et c’est servi par l’employé qui gère aussi l’accueil. Où est parti l’argent?

Avant cette ère, la justice avait découvert que des associations de la région avaient été utilisées par les politiques locaux à leur propre bénéfice (et à mon avis seule une petite minorité avait été démasquées). À mon avis, mon club en était une de ses manifestations.

Le client de supermarché pas net

J’ai aussi assisté à une scène stupéfiante dans un supermarché. Le client devant moi et la caissière semblent être des connaissances et ont une discussion singulière. Elle lui demande si il saurait où un ami à elle peut exposer ses photos. Il lui répond qu’il ne faut pas compter sur les galeristes privés, et que si il veut exposer dans un structure municipale il connaît quelqu’un mais qu’il faudra (je vous épargne la périphrase) qu’il donne un pot de vin!

Vient le moment de payer. Cette homme n’a pas assez de monnaie (et apparemment pas de carte de paiement). Et là je perçois un gros malaise du côté de la la caissière qui recompte en boucle la monnaie qu’il lui a donné et cherche quoi faire. Je crois que cet homme a dû partir sans tout payer (aux frais du magasin, donc des employés, du proprio et des clients comme moi).

Interprétation imaginative: cette homme a une position qui mettait cette dame dans une situation de pression, soumission ou dépendance (par exemple il pourrait travailler dans l’attribution des HLM ou des places en crèche). Aujourd’hui, plutôt que de me taire, j’aurais mis les pieds dans le plat naïvement et dit à cet homme qu’il allait devoir abandonner certains de ses achats, que je craignais que c’est un problème que la caissière ne pouvait régler. Il n’avait pas mon identité et pas de moyen de pression sur moi.